Mairie de Neauphlette - Yvelines (78)

Neauphlette : hier, aujourd’hui, et demain…

À 125 mètres d’altitude et à 16 km de Mantes-la-Jolie, Neauphlette,
située en limite ouest du département des Yvelines, est limitrophe des communes de Boissy-Mauvoisin, Bréval (gare du réseau Transilien à 1 km), Ménerville et Longnes. A seulement quelques centaines de mètres, dans le département de l’Eure et Loire, Gilles et Guainville sont deux communes voisines. Le territoire de Neauphlette borde aussi d’autre part, le département de l’Eure. La commune est donc située aux confins de trois régions : l’Ile de France, le Centre-Val-de-Loire et la Normandie. Sur une superficie de 972 ha, Neauphlette est desservie par plus de 18 km de routes communales et environ 35 km de chemins ruraux qui s’étendent sur les plateaux agricoles du Drouais, de part et d’autre de la petite vallée du Radon, ruisseau appartenant au bassin de I ’Eure.

Le village existe depuis la préhistoire,
les Carnutes occupant la région du 7ème au 2ème siècle avant JC, en atteste la Pierre Grise, menhir (ou mégalithe) situé à l’entrée du hameau des Loges. Jusqu’au 17 ème siècle, le village est connu sous le nom de Neuflata, nom qui signifie "nouveau petit temple" ou se rapproche de « niefla » (nielle), herbe des champs d’un joli bleu /mauve, abondante dans la région.

Les habitations, à 99% individuelles, y sont regroupées en neuf hameaux différents : Saint-Blaise, Launay, la Haie Montaise, Le Coignet, le Village, la Couarde, les Loges, Beaulieu, la Puce.

Les habitants actifs de ces hameaux, se déplacent, en grande majorité, vers la vallée de la Seine ou vers Paris pour aller travailler ; ces jeunes familles ont trouvé à Neauphlette la qualité de vie et le cadre rural qu’appréciaient déjà les Neauphlettois plus anciens.

Depuis toujours, la commune de Neauphlette est essentiellement rurale et son activité est basée sur l’agriculture.

Six exploitants agricoles continuent de perpétuer la tradition d’un territoire de cultures céréalières et d’élevage (bovins, poules, œufs essentiellement). Des centres équestres permettent aux habitants de voir encore de nombreux chevaux dans les prairies. On trouve aussi des vergers, pour le cidre. Les fermes sont des bâtiments anciens remarquables et forment un ensemble cohérent de constructions en pierres organisées autour d'une cour généralement close (ferme du Coignet); elles sont reconnaissables à leur «assiette», c'est-à-dire leur emplacement que l'on sent réfléchi, calculé et pesé. Elles ont été «assises» en des lieux privilégiés, isolés (ferme de Saint Blaise) sur les meilleures terres au milieu des plateaux ou encore en des points stratégiques, ce qui explique la dispersion de la commune en hameaux. Pourtant, on peut dire que le cœur du village se trouvait aux abords des rives du Radon, la présence d’un lavoir couvert le confirme. Les lavoirs existaient depuis longtemps et étaient fréquentés exclusivement par les femmes, souvent accompagnées de leurs enfants ; ils avaient pour celles-ci, une fonction sociale importante de rencontres et d’échanges. En 1851, alors que les épidémies de choléra, de variole et de typhoïde sévissaient dans les zones rurales, les communes qui le désiraient, eurent la possibilité de subventionner la construction de lavoirs couverts, définis comme des endroits spécifiques pour laver le linge, dans des conditions de propreté et d’hygiène correctes. Ceux-ci sont restés en usage jusqu’au milieu du 20 ème siècle, à l’avènement de la machine à laver. Toutes les communes n’en possédaient pas et Neauphlette peut être fière du sien, qui avait l’avantage d’être muni d’une cheminée, destinée à produire les cendres nécessaires au lavage. Il est un beau témoignage de ces constructions utilitaires et pittoresques dont les styles architecturaux sont très variés.

La première église en pierres date de 1177, elle est brûlée à la fin du 12ème siècle par Henri II, roi d'Angleterre et duc de Normandie. Les habitants de Neauphlette la reconstruiront au 13ème siècle et l’agrandiront au 16ème. C’était une grande église à 6 travées, plusieurs fois remaniée, à l’époque où les habitants de Neauphlette étaient nombreux. Nous lisons sur la cloche qu’elle a été nommée « Désirée » par un certain Jacques Nicolas Bocquet ; or, nous savons que Nicolas Bocquet était instituteur à Neauphlette jusqu’ en 1836 : la cloche a donc été bénie et installée à cette époque. Au 20e siècle, l'église souffre beaucoup, elle est déconsacrée en 1928 ; le mobilier, la toiture, les pierres et la charpente sont vendus et dispersés dans les années cinquante. On retrouve quelques pierres tombales utilisées pour créer le tablier de la passerelle qui traverse le Radon, près du lavoir. Aujourd’hui, il ne reste de cette église que la haute tour carrée du clocher, placée contre l'ancien pignon occidental et quelques ruines de la nef et du chœur. Cet édifice du patrimoine communal est régulièrement entretenu par la municipalité : le clocher est restauré en 1960 pour la somme de 8389 Francs (1279 Euros) grâce à une souscription.

Plus récemment, la toiture a été refaite et un coq posé à son sommet. Le vitrail actuel est une œuvre du milieu du 19ème siècle, posé en 1998 ; il représente saint Martin, soldat romain, patron de l’église, partageant son manteau avec un pauvre et il fut mis en place par un artisan de Chartres.

Les Neauphlettois apprécient ce lieu, visible de loin, témoin des étapes de la vie des habitants de leur village. Ils ont à cœur de maintenir en état et de mettre en valeur ce patrimoine reçu de leurs ancêtres. Son emplacement remarquablement situé au cœur du village, est régulièrement utilisé pour des rencontres festives entre habitants.

Jusqu’au siècle dernier, la vie de Neauphlette était organisée en autosubsistance, avec des moulins, des vergers, des pommiers à cidre et même des vignes. Avec la proximité de la ligne de chemin de fer vers Paris, que l’on peut joindre en 50 minutes en prenant le train à la gare toute proche de Bréval, Neauphlette se développe rapidement.

Non loin du lavoir, un autre élément emblématique du village est son église Saint-Martin dont la construction en bois remonte au 9 ème siècle.